Réunis dans un hôtel près de la gare de l’Est à Paris, les responsables de Forvia, ex-Faurecia, et les délégués syndicaux font face à un avenir incertain. Malgré des annonces de suppressions d’emplois en Europe d’ici à 2028 et une transition vers l’intelligence artificielle, les 968 salariés du site de Méru dans l’Oise expriment leurs inquiétudes.
La Quotidienne Société
De la vie quotidienne aux grands enjeux, découvrez tous les jours à 16h les sujets qui animent la société locale : justice, éducation, santé, et famille.
La direction de Forvia a récemment dévoilé la suppression de 10 000 emplois en Europe d’ici à 2028 malgré une augmentation du chiffre d’affaires de 10% et un bénéfice net de 222 millions d’euros. Cette décision soulève des interrogations quant à l’avenir des salariés du groupe, notamment avec l’accélération prévue de l’intelligence artificielle.
Les employés du site de Méru, préoccupés par cette transition, redoutent une réduction des effectifs. L’arrivée de l’intelligence artificielle risque d’impact directement les employés du pôle recherche et développement.
Outre les craintes liées à l’intelligence artificielle, la diminution des commandes sur le site de Méru renforce l’incertitude quant à l’avenir de l’entreprise, plongeant les salariés dans un contexte d’absence de visibilité sur les projets futurs.
Face à ces changements, Forvia cherche à réduire sa dépendance à la Chine, mais prévoit un plan d’économies impactant les postes et le recours aux intérimaires. Les syndicats ont unanimement voté un droit d’alerte économique et mandaté un cabinet d’experts pour obtenir des réponses sur les suppressions de postes prévues.
Dans une conjoncture économique incertaine, la transition vers l’intelligence artificielle et les mesures de restructuration de Forvia suscitent des inquiétudes parmi les salariés, qui se mobilisent en tractage devant l’usine de Méru.