L’Assemblée générale de l’ONU a lancé un appel à la mise en place de normes internationales pour encadrer l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle, soulignant à la fois les défis existentiels posés par l’IA et les opportunités qu’elle offre. Cette première résolution de l’ONU sur la question vise à garantir que les systèmes d’IA soient sûrs, sécurisés et dignes de confiance.
L’ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield a souligné l’importance cruciale d’établir ces normes pour prévenir les risques potentiels des « deepfakes » et assurer l’intégrité du débat politique. La résolution, adoptée à l’unanimité après des mois de négociations, met en avant les avantages de l’IA dans des domaines tels que le diagnostic médical et l’agriculture, tout en insistant sur la nécessité d’un accès équitable à ces technologies.
Des enjeux de développement et de sécurité
Cette résolution souligne également les menaces que représente l’utilisation abusive de l’IA, notamment en termes de respect des droits humains, de préjugés et de discrimination. Elle met en garde contre les dangers pour la démocratie et la société liés aux outils d’IA générative, qui peuvent contribuer à la propagation de fausses informations et à la manipulation des campagnes électorales.
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a fait de la régulation de l’IA une priorité, plaidant pour la création d’une entité onusienne dédiée, à l’instar de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Il alerte sur les biais présents dans les technologies conçues majoritairement par des hommes, mettant en lumière les risques d’accentuer les inégalités, en particulier pour les femmes.
Une course à la régulation de l’IA
Cette résolution reflète un intérêt croissant pour la nécessité de réguler l’IA à l’échelle mondiale afin de tirer parti de ses bénéfices tout en minimisant ses risques. Alors que l’Union européenne a récemment adopté une législation pionnière sur le sujet, les États-Unis ont dévoilé leurs propres règles pour guider le développement et l’utilisation responsable de l’IA, soulignant l’importance de diriger ces technologies de manière éthique et équitable.