Moins de dix-huit mois après sa création, la start-up française Mistral AI a pris d’assaut le monde de l’intelligence artificielle en lançant un agent conversationnel grand public similaire à ChatGPT. De plus, un partenariat stratégique avec Microsoft a été annoncé, accompagné d’un investissement de 15 millions d’euros, déclenchant une vague de controverses.
Certaines voix critiquent cette collaboration inattendue avec Microsoft, remettant en question l’indépendance et la transparence de Mistral AI, notamment au regard des discussions sur l’AI Act. Malgré les critiques, les fondateurs de Mistral AI défendent cet accord comme un moyen d’accélérer la croissance de l’entreprise tout en maintenant son caractère européen et indépendant.
Les enjeux de concurrence et d’examen réglementaire
Selon certains observateurs, l’investissement de Microsoft, bien que significatif, ne remet pas en cause l’autonomie financière de Mistral AI, qui a déjà levé des fonds importants par le passé. Néanmoins, cet accord soulève des préoccupations en matière de concurrence, notamment quant à la position de Microsoft dans le paysage de l’IA française.
La secrétaire d’État chargée du numérique, Marina Ferrari, s’est félicitée de ce partenariat, soulignant l’émergence d’une alternative à OpenAI à l’échelle mondiale. Cependant, des questions subsistent quant à la domination du marché de l’IA par quelques géants américains, laissant la Commission européenne prévoir un examen approfondi de l’accord.