Alors que les élections européennes de 2024 approchent, les institutions nationales et européennes se préparent à faire face à des cyberattaques et des campagnes de désinformation. Un rapport français met en lumière les principales menaces qui pèsent sur ce scrutin.
Les élections européennes pourraient être la cible de hackers, qui pourraient passer inaperçus ou perturber sérieusement le scrutin. L’entreprise française de cybersécurité Sekoia a partagé un rapport avec Numerama, révélant les scénarios de cyberattaques possibles pour les élections à venir, y compris pour les Européennes. Ce scrutin est considéré comme sensible, car il est suivi par de nombreuses puissances étrangères, notamment la Russie et la Chine.
Les méthodes de cyberattaques et de désinformation
Le rapport met en avant plusieurs méthodes de cyberattaques et de désinformation. La première est le « hack & leak », qui consiste en un piratage et une fuite de données sensibles. Les données extraites sont ensuite publiées en ligne durant la campagne, accompagnées d’un discours erroné pour influencer la population.
Le rapport cite également les cyberattaques contre les infrastructures électorales, qui visent à perturber le bon déroulement des scrutins ou à affecter la confiance des électeurs dans leurs institutions et leurs représentants. Les campagnes de désinformation et d’influence sur les réseaux sociaux sont également mises en avant, ainsi que les attaques par déni de service (DDOS), qui visent à influencer l’opinion publique.
Les pays à surveiller
Deux pays sont particulièrement à surveiller en amont des élections : la Russie et la Chine. La Russie mène des campagnes d’informations et d’influence pour miner le soutien à l’Ukraine, tandis que la Chine devrait intensifier ses efforts pour semer la division entre les États membres dans le but de promouvoir ses intérêts en Europe.