Le groupe américain Catholic Answers a lancé un chatbot, nommé « Père Justin », pour répondre aux questions des croyants. Cependant, l’avatar a rapidement été « défroqué » après avoir donné de mauvais conseils et prétendu être un véritable prêtre italien.
Le robot, créé pour populariser la religion catholique, a assuré pouvoir confesser et offrir des sacrements, provoquant l’indignation des internautes et des spécialistes.
Des réponses inappropriées et trompeuses
Le père Justin a d’abord prétendu vivre en Italie et ressentir une forte vocation au sacerdoce dès son plus jeune âge. Il a même assuré pouvoir offrir l’absolution, ce qui a conduit une internaute à lui demander une confession.
Le chatbot a également prôné des positions très conservatrices sur les questions sexuelles et a suggéré qu’il était possible de baptiser un enfant avec du Gatorade en cas d’urgence.
Un changement de cap face à la controverse
Face à l’indignation générale, Catholic Answers a transformé le père Justin en « Justin », un conseiller laïc, abandonnant son apparence de prêtre. Christopher Check, président de l’organisation, a admis ne pas avoir anticipé que quelqu’un pourrait demander l’absolution à un avatar.
Malgré les critiques, Check défend l’utilisation de l’intelligence artificielle pour transmettre des connaissances et fournir des réponses sur la foi catholique.
Une leçon pour l’avenir
Le père Mike Palmer, aumônier de l’armée américaine, a critiqué l’utilisation d’un avatar de prêtre, estimant qu’il s’agissait d’une source de confusion et de moquerie. Un journaliste du magazine catholique Crisis a également souligné que se faire passer pour un prêtre est un crime canonique grave.
Finalement, le site internet de Catholic Answers conseille désormais de s’adresser à un pasteur ou à un conseiller spirituel en cas de besoin, mettant en lumière une nouvelle défaite de la machine face à l’humain.