D’ici à la fin de 2026, l’agence prévoit d’embaucher 300 ingénieurs, chercheurs, doctorants civils et militaires, dans le but de renforcer les capacités de défense du pays. Sous la direction de Bertrand Rondepierre, un ancien de Google, « l’Amiad » vise à améliorer les armements, le renseignement et la planification des opérations militaires, selon le ministre des Armées, Sébastien Lecornu.
En évoquant la nécessité de garantir la survie du modèle de défense français, Lecornu a souligné l’importance stratégique de cette initiative. Avec un budget annuel de 300 millions d’euros, l’agence s’annonce comme un acteur clé dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la sécurité nationale.
Une expansion stratégique
L’Amiad se positionne comme un catalyseur pour le recrutement de jeunes talents et le développement de solutions innovantes au service de la France. Prévoyant d’établir un pôle de recherche à Palaiseau et un pôle technique à Bruz, l’agence ambitionne de devenir un centre d’excellence en matière de cybersécurité et de maîtrise de l’information.
Par ailleurs, la mise en place d’un « super calculateur classifié » au Mont-Valérien ouvre de nouvelles opportunités de collaboration entre les acteurs de la défense, les autorités gouvernementales et les entreprises du secteur. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des grandes avancées technologiques de la France, telles que le Commissariat à l’énergie atomique et le programme de dissuasion nucléaire.