Le « Bon Sens » : Une Notion Plus Rare et Moins Universelle Que L’on Ne Le Pense

Mark Whiting, chercheur au CSSLab de l’université d’État de Pennsylvanie, a mené une étude pour caractériser empiriquement la notion de « bon sens ». Avec Duncan Watts, ils ont soumis près de 4 000 affirmations à plus de 2 000 personnes. Le résultat est surprenant : nous sommes en accord sur très peu de choses !

Whiting et Watts ont voulu déterminer s’il y avait un décalage entre ce que le « bon sens » est empiriquement et ce que nous semblons tous penser qu’il est. L’absence de mesure formelle du « bon sens » a conduit à une situation où les gens l’évoquent de manière rhétorique, sans réel moyen de l’évaluer.

Une Mesure Reproductible du « Bon Sens »

Les chercheurs ont construit deux mesures reproductibles : la première évalue le degré de « bon sens » d’un énoncé et ce qui est perçu comme du « bon sens » pour un individu. La seconde mesure évalue ce qui relève du « bon sens » pour un collectif d’individus.

Grâce à ces mesures, ils ont révélé que le « bon sens » existe, mais qu’il est plus rare que chacun ne l’imagine. Ils ont également montré que la plupart des gens ont un niveau similaire de « bon sens ». Cependant, si l’on réunit plusieurs énoncés reconnus par plusieurs personnes comme relevant du « bon sens », les groupes de croyances partagées sont très petits.

Le « Bon Sens » et la Dimension Sociale

Whiting et Watts ont découvert que l’intelligence sociale est l’attribut individuel le plus prédictif du caractère « sensé » d’une personne donnée. Les gens qui n’ont pas passé de temps avec les autres ont souvent du mal à développer cette compétence et, par conséquent, peuvent ne pas posséder autant de « bon sens ».


Derniers Articles

Ces articles pourraient vous plaire