Dans les semaines précédant les élections législatives sud-coréennes, les « deepfakes » prolifèrent

À l’approche des élections législatives en Corée du Sud, prévues en avril, une multiplication de « deepfakes » inonde les réseaux sociaux. Ces vidéos trompeuses, créées à l’aide d’intelligence artificielle, génèrent de faux discours en utilisant de véritables images, se diffusant à grande vitesse.

Un exemple récent met en scène le président sud-coréen, Yoon Suk-yeol, où il est présenté comme soutenant des lois oppressives envers les Coréens, incompétent et corrompu. Cette vidéo, largement partagée, est pourtant entièrement fausse, composée de morceaux de discours tirés de sa campagne présidentielle de 2022.

Des élections législatives sous la menace des deepfakes

Ce n’est pas un cas isolé, puisque la Corée du Sud est confrontée à une véritable épidémie de « deepfakes ». La commission nationale des élections a récemment recensé 129 vidéos de ce type en seulement vingt jours. Ces fausses informations représentent un risque majeur à l’approche d’élections.

La loi sud-coréenne réprime la création et la diffusion de ces vidéos, avec des peines allant jusqu’à sept ans de prison et 38 000 euros d’amende pour diffamation et atteinte au processus électoral.


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