Les deepfakes, ces vidéos truquées grâce à l’intelligence artificielle, inquiètent le monde politique à l’approche des élections européennes en France. Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Éric Zemmour en ont déjà été victimes.
Aux États-Unis, des exemples marquants ont montré les possibilités offertes par ces nouvelles technologies pendant les campagnes électorales. En France, les vidéos deepfakes se multiplient, souvent à des fins humoristiques, mais peuvent aussi servir à propager de fausses informations et à biaiser les élections.
Des exemples inquiétants aux États-Unis
Lors de la récente élection présidentielle américaine, des soutiens de Ron DeSantis ont diffusé un extrait sonore de Donald Trump cloné par une IA, et un deepfake de Ron DeSantis annonçant son retrait de la course à la Maison-Blanche a été massivement relayé sur les réseaux sociaux.
Une menace réelle pour les élections européennes en France
Les politiciens français craignent que ces pratiques se répandent en amont des élections européennes. Hervé Saulignac, député socialiste, met en garde contre l’utilisation de l’IA pour la désinformation et la diffamation, qui pourraient causer des dégâts et biaiser les élections.
L’usage divertissant et ses limites
Gaëtan Dussausaye, porte-parole du RN, estime qu’il ne faut pas tout condamner, car certains usages du deepfake peuvent être divertissants ou humoristiques. Néanmoins, il convient de rester vigilant face au scénario d’une fausse vidéo publiée juste avant le scrutin, qui donnerait l’impression d’une déclaration non prononcée.