L’intelligence artificielle sera de plus en plus utilisée dans les ministères à Québec

L’intelligence artificielle (IA) est sur le point de connaître une expansion significative au sein des ministères, entraînant potentiellement la disparition de plusieurs postes, selon le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Éric Caire. Lors d’une conférence de presse à Québec, il a réagi au rapport du Conseil de l’innovation daté du 5 février dernier.

Le rapport « Prêt pour l’IA » préconise d’entamer rapidement les travaux visant à adopter une loi-cadre pour encadrer le développement et le déploiement de l’IA dans la société. Le gouvernement a l’intention de lancer d’ici la fin du printemps trois projets-pilotes d’intégration de l’IA, notamment pour automatiser des processus tels que le traitement des formulaires d’assurances des fonctionnaires et la facturation, ainsi que pour créer un agent conversationnel sur le portail de données ouvertes « Données Québec ».

Le ministre Caire vise à améliorer l’efficience gouvernementale grâce à l’IA

Selon Sarah Gagnon-Turcotte, du Centre d’expertise en intelligence artificielle du gouvernement, l’automatisation des processus répétitifs et à faible valeur ajoutée permettra de libérer les employés pour des tâches plus stratégiques. Le ministre Caire a souligné l’importance de ce virage vers davantage d’efficacité gouvernementale, malgré les défis antérieurs rencontrés.

En reconnaissant que le recours à l’IA pourrait entraîner une diminution des postes, Éric Caire envisage cette transition comme une opportunité pour la Coalition Avenir Québec (CAQ) de respecter sa promesse électorale de réduire de 5000 le nombre de postes dans la fonction publique. Bien que l’objectif initial n’ait pas encore été atteint après six ans, le ministre demeure confiant quant à la capacité du gouvernement à concilier l’intégration de l’IA, le soutien des employés et la réduction progressive des postes.

L’État peut se moderniser grâce à l’IA sans compromettre les services publics

M. Caire insiste sur le fait qu’il est possible de réduire la taille de l’État en s’appuyant sur l’IA sans affecter la qualité des services publics. L’objectif n’est pas de fermer des services, mais d’optimiser les processus et d’adapter l’organisation en conséquence.


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