Une étude innovante, nommée Colive Voice, menée par le Deep Digital Phenotyping, une unité de recherche spécialisée dans la santé digitale et liée au Luxembourg Institute of Health, vise à découvrir comment certaines maladies peuvent influencer nos intonations et la position de notre voix.
Grâce à l’intelligence artificielle, l’objectif est de détecter, de manière précoce, plusieurs pathologies, telles que les maladies cardio-vasculaires, les maladies mentales, le diabète, la maladie d’Alzheimer ou certains types de cancer.
La voix, un indicateur de santé
Le Dr Guy Fagherazzi, participant à l’étude, explique que les parents peuvent souvent détecter la fatigue ou des symptômes dépressifs dans la voix de leurs enfants lors d’un appel téléphonique.
L’étude Colive Voice tente d’objectiver ces caractéristiques vocales, en identifiant celles qui sont les plus prédictives d’un état de santé.
Un grand nombre d’échantillons vocaux nécessaires
Les chercheurs recherchent un maximum d’échantillons vocaux, de personnes en bonne santé ou atteintes de diverses maladies, pour prendre en compte la diversité des profils des individus et les facteurs qui peuvent jouer sur la voix, comme la langue, l’âge, le sexe ou les accents.
Recherche de « biomarqueurs vocaux »
En analysant 6000 caractéristiques vocales différentes grâce à l’intelligence artificielle, les scientifiques espèrent détecter une combinaison de caractéristiques vocales subtiles, liées à un symptôme ou à une pathologie, pour établir un dépistage ou un diagnostic.
Ces « biomarqueurs vocaux » pourraient être détectés à l’avenir via des applications pour smartphone, permettant de dépister ou de suivre l’évolution de certaines pathologies comme le diabète.