L’administration fiscale française va bientôt mettre en place une intelligence artificielle (IA) nommée Albert, développée par la direction interministérielle du numérique (Dinum), pour rédiger les réponses aux 16 millions de demandes annuelles en ligne.
Cette IA, entièrement conçue en France, aidera à alléger la tâche des agents en rédigeant les réponses, qui seront néanmoins validées ou modifiées par ces derniers avant d’être envoyées aux contribuables.
L’IA au service de l’environnement et de la justice
L’IA sera également utilisée pour pré-instruire les quelque 4 000 projets environnementaux déposés chaque année dans les directions régionales de l’environnement, tels que les projets de parcs éoliens ou d’aménagement urbain.
De plus, l’IA sera déployée d’ici la fin de l’année pour automatiser la retranscription d’audiences judiciaires, le dépôt de plaintes et les comptes rendus médicaux. Elle sera également utile pour la détection des feux de forêt et la gestion des ressources humaines des fonctionnaires.
Une IA pour les étudiants et l’administration
Pour les étudiants, l’IA Aristote, qui sera lancée fin 2023, proposera des quiz et des évaluations adaptées à partir des supports d’enseignement pour améliorer le taux de réussite en licence.
Les étudiants en situation de handicap bénéficieront de 3 000 heures de cours grâce à la conversion du son des vidéos en sous-titres.
Par ailleurs, un audit sera lancé pour rendre le langage administratif plus accessible et intelligible, dans le cadre d’un programme intitulé « parlez-nous français ». Les espaces France Services seront étendus à 300 villes moyennes d’ici 2026, offrant de nouveaux services tels que l’aide aux démarches auprès de l’Urssaf ou du régime de retraites complémentaires Agirc-Arrco.