Des chercheurs de l’université Stanford ont développé un programme d’intelligence artificielle (IA) capable d’identifier et de classer des milliers de types de cellules inconnus, grâce à l’apport de données brutes sur des millions de cellules réelles. Ce modèle, nommé UCE, a même détecté des cellules « Norn », un sous-ensemble rare de cellules rénales, dont l’existence n’avait été découverte que l’année dernière.
L’IA a permis cette découverte en seulement six semaines, alors qu’il a fallu 134 ans aux humains pour découvrir l’existence des cellules Norn. Ce modèle n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’utilisation croissante de l’IA dans le monde de la biologie, qui devrait permettre des découvertes encore plus importantes à l’avenir.
Des espoirs et des risques
Ces avancées technologiques suscitent des espoirs, mais aussi des craintes. Les scientifiques s’attendent à faire des découvertes majeures, telles que la compréhension des mystères des cancers ou la transformation d’un type de cellule en un autre. Cependant, ces modèles d’IA peuvent également commettre des erreurs, ce qui amène certains chercheurs à être prudents.
Pour améliorer le fonctionnement de ces modèles, il faudrait disposer de plus de données scientifiques. Cependant, ces données sont nécessairement moins nombreuses que celles utilisées pour former ChatGPT. Les progrès pourraient donc être plus lents que prévu et s’accompagner de risques pour la vie privée et la sécurité.