Le 2 février dernier, les États-Unis ont mené une série de frappes en Irak et en Syrie, ciblant des dépôts d’armes et des centres de commandement de milices. Cette opération était une réponse à une attaque de drone survenue en Jordanie en janvier, ayant coûté la vie à trois militaires américains.
Selon Bloomberg, le Pentagone aurait utilisé l’intelligence artificielle (IA) pour identifier les cibles, avec l’aide de Machine Learning, afin de repérer des cibles potentielles.
Le projet Maven et l’implication de Google
Ces algorithmes ont été développés dans le cadre du projet Maven, lancé en 2017 pour promouvoir l’automatisation au sein du ministère de la Défense. Initialement, le projet s’appuyait sur la technologie d’intelligence artificielle de Google pour analyser les images de drones et signaler les images nécessitant un examen humain plus approfondi.
Cependant, cette collaboration a suscité la polémique parmi les employés de Google, entraînant des démissions et le non-renouvellement du contrat à l’expiration du délai de deux ans.
L’utilisation continue de l’IA par les États-Unis
Malgré le retrait de Google, les États-Unis ont poursuivi le développement de ces algorithmes, qui se sont intensifiés avec l’offensive israélienne à Gaza et ses répercussions dans la région.
Les États-Unis ont toutefois précisé que l’IA n’était pas utilisée pour déclencher une frappe et que des soldats vérifiaient chaque recommandation proposée par les algorithmes.