Alors que les responsables des ressources humaines déplorent de plus en plus de recevoir des CV et des lettres de motivation générés par l’intelligence artificielle (IA), la journaliste britannique Sophie Wilkinson a voulu tester le procédé elle-même. Elle relate son expérience dans les pages du Times.
Sophie Wilkinson met en lumière l’hypocrisie des recruteurs qui se plaignent de cette course aux armements numériques : « Les recruteurs sont tout simplement furieux que les candidats les affrontent dans une course aux armements numériques qui s’intensifie. » Cependant, elle souligne que l’utilisation de l’IA est inévitable dans ce contexte, d’autant plus que le marché de l’emploi s’est resserré et que le télétravail a accru la concurrence.
Une expérimentation personnelle
La journaliste a postulé à des offres d’emploi en tant que commerciale, manageuse et créatrice de contenu en écrivant elle-même trois lettres de motivation, qu’elle a ensuite demandé à ChatGPT de personnaliser en fonction de chaque annonce. En quelques secondes, le résultat était là, avec des mots-clés des annonces intégrés dans le texte. Elle a ensuite retravaillé ces lettres pour leur apporter une touche personnelle finale.
Un outil à ne pas négliger
Bien que l’utilisation de l’IA ne lui ait pas encore décroché d’entretien, Sophie Wilkinson insiste sur le fait que cet outil ne doit pas être négligé. Elle conseille cependant de personnaliser les résultats et de ne pas culpabiliser, car tout le monde a recours à l’IA dans ce contexte. Le temps gagné grâce à l’IA peut être consacré à la préparation des entretiens, car ChatGPT ne pourra pas les passer à votre place !