Alors que le 1er avril approche, il est crucial d’être vigilant face aux campagnes publicitaires potentiellement créées par une intelligence artificielle espiègle. Des experts mettent en garde contre l’utilisation croissante de l’IA en publicité, qui suscite de nouvelles questions sur l’authenticité des récits.
L’utilisation de l’IA en publicité peut rendre difficile la distinction entre les faits, les hypertrucages et même les poissons d’avril. Vivek Astvansh, professeur de marketing à l’Université McGill, mentionne que de nombreuses publicités sont conçues par des logiciels d’IA tels que GPT-4.
L’IA et les blagues du 1er avril
Bien que certaines publicités liées aux poissons d’avril soient accueillies avec sourire, d’autres créent de la confusion ou même de la colère chez les consommateurs. Ces stratégies promotionnelles représentent un risque de faire fuir les consommateurs au lieu de les attirer.
Les entreprises n’ont pas attendu l’IA pour faire des blagues. Par exemple, Google avait annoncé le 1er avril 2019 qu’elle avait trouvé le moyen de communiquer avec les tulipes dans leur propre langue, le «tulipish». Cependant, l’IA rend plus accessible la possibilité pour un plus grand nombre d’entreprises de réaliser leurs propres blagues du 1er avril.
Éviter de se faire berner par l’IA
Pour éviter de se faire berner, il est important d’examiner les méthodes employées et les intentions de l’annonceur, en particulier le 1er avril. Le «tatouage numérique» est une solution pour distinguer les vraies images des fausses et pour identifier les propriétaires de ce contenu.
Le potentiel de l’IA pour tromper un auditoire a été démontré. Par exemple, des programmes frauduleux peuvent imiter parfaitement la voix d’un proche ou même d’un politicien. L’ajout d’une image d’une personnalité bien connue augmente le risque de tromper les consommateurs.