Une nouvelle intelligence artificielle entièrement française, nommée « Albert », est chargée d’assister les agents de l’administration dans le traitement des millions de demandes des contribuables chaque année. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du choc de simplification prôné par le gouvernement. Gabriel Attal a présenté cette IA lors d’une visite axée sur la débureaucratisation de la France, soulignant le rôle clé de « Albert » pour optimiser les échanges entre Bercy et les contribuables.
La tâche de l’administration fiscale sera simplifiée avec l’utilisation de cette IA française, qui sera chargée de rédiger les réponses aux 16 millions de demandes en ligne reçues annuellement. Chaque réponse sera supervisée par un agent, mais le processus de traitement sera accéléré grâce à l’automatisation de l’analyse réglementaire, offrant ainsi un environnement de travail plus fluide et stimulant pour les agents.
Le Concepteur de « Albert » et ses Objectifs
Cette intelligence artificielle, baptisée « Albert », a été développée par la Direction Interministérielle du Numérique (Dinum), sous la supervision d’Ulrich Tan, chef du DataLab. Conçue pour s’affranchir des modèles étrangers et garantir la souveraineté numérique, « Albert » offre une solution adaptée à tous les besoins de l’administration, y compris le traitement des données confidentielles, comme l’a expliqué Ulrich Tan à BFM Tech.
Concernant le choix du nom « Albert », Tan a souligné qu’aucune signification particulière n’était attachée à celui-ci, laissant libre cours à l’interprétation de chacun. Actuellement en phase expérimentale dans 26 Maisons France services, sur les 2 700 que compte le territoire, « Albert » vise à simplifier le travail préliminaire des agents et à replacer l’humain au cœur du processus, selon Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du numérique.