Face au vieillissement de sa population et à la pénurie de main-d’œuvre, le Japon se tourne vers l’Intelligence Artificielle (IA). Depuis quatre décennies, le pays n’arrive pas à inverser sa courbe démographique, avec une natalité en chute libre et un record de longévité. D’ici quinze ans, le Japon manquera de 11 millions de travailleurs.
Bien que certains pays optent pour l’immigration, le Japon, peu accueillant envers les étrangers, préfère miser sur les travailleurs qualifiés et l’innovation. Réputé pour sa robotique, le Japon investit massivement dans l’IA et les start-up, visant à automatiser de nombreux secteurs.
L’IA au service de divers domaines
De nombreuses entreprises et institutions investissent dans les brevets, notamment dans l’automobile, la robotique et l’électronique. Le géant technologique Oracle prévoit d’investir 8 milliards dans l’infrastructure IA au Japon d’ici 2032. L’industrie automobile investit dans les véhicules autonomes, et l’IA est également utilisée dans l’agriculture pour améliorer les rendements et détecter les maladies.
L’IA pour fidéliser les employés
Afin de lutter contre le manque de main-d’œuvre, une technologie prédictive a été développée pour estimer le taux de démission des nouveaux employés. Cet outil permettrait aux chefs d’entreprise d’identifier les collaborateurs en difficulté et de mettre en place des mesures pour les retenir.
Un rôle multiple pour l’IA japonaise
L’IA au Japon ne se limite pas à améliorer la productivité et combler le manque de main-d’œuvre. Le pays cherche à trouver un équilibre entre l’efficacité économique et le bénéfice qu’elle apportera à la société, sans créer de disparités majeures.