L’Intelligence Artificielle dans les Jeux Vidéo : Une Révolution en Marche

Ubisoft Neo NPC et Nvidia ACE, deux prototypes présentés respectivement à la Game Developers Conference de San Francisco et au Consumer Electronics Show de Las Vegas, promettent des interactions inédites avec des personnages de jeux vidéo grâce à l’intelligence artificielle générative.

Ces technologies, qui reposent sur des apprentissages neuronaux gourmands en ressources et en énergie, ne sont pas encore intégrées dans les jeux grand public. Néanmoins, elles soulèvent des questions : vont-elles remplacer les IA traditionnelles qui régissent les mondes et les comportements des personnages non-joueurs (PNJ) dans les jeux vidéo ?

L’IA et le Jeu : Une Histoire de Longue Date

L’IA et le jeu entretiennent une relation de longue date. Dès 1956, lors de la formulation du nom et des principes de cette discipline au Dartmouth College, l’un des objectifs visés était de créer un joueur d’échecs.

Il faut cependant attendre les premiers succès du jeu d’arcade pour que le grand public découvre les IA ludiques. Le succès de Pac-Man en 1980 n’aurait pas été le même sans l’IA qui anime les quatre fantômes qui affrontent le héros glouton.

Des IA Ludiques aux Capacités Limitées

Bien que révolutionnaires au début de l’ère des jeux vidéo, ces IA ne trompent pas longtemps les joueurs avertis. Selon Eric Jacopin, programmeur pour le studio Hawkswell et ancien responsable du laboratoire d’informatique de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, « on peut esquiver les comportements parce que ce qui est modélisé est très simple. Les fantômes sont un peu comme les lombrics, qui n’ont que trois cents neurones dans leur cerveau et ne réagissent qu’à des stimulus simples. »

Vers des Jeux Vidéo Plus Imprévisibles

En 1982, Ms. Pac-Man, conçu par les Américains de General Computer Corporation, vient complexifier la donne en introduisant une part de hasard dans les changements d’états et les routines des adversaires.