Nvidia, entreprise créée en 1993 à Santa Clara, en Californie, est devenue ces dernières semaines l’entreprise la plus valorisée au monde, avec une capitalisation boursière dépassant les 3 400 milliards de dollars. Cette prouesse est due à son quasi-monopole sur les microprocesseurs destinés à l’intelligence artificielle, des puces vendues jusqu’à 40 000 dollars l’unité.
Le patron de Nvidia, Jensen Huang, est la nouvelle coqueluche de la tech, devant Tim Cook (Apple) ou Sam Altman (OpenAI). Arrivé aux États-Unis à 9 ans, diplômé d’une université de second rang, ce fan de ping-pong a créé Nvidia à 30 ans avec deux anciens collègues. Ils ont misé sur la démocratisation du jeu vidéo, sans expérience dans les affaires ni business plan.
L’explosion de la demande en IA générative
L’arrivée de ChatGPT à la fin de 2022 et de l’IA générative a fait exploser la demande en microprocesseurs. Nvidia, qui fournit les composants pour le traitement des données, le stockage et l’intelligence artificielle les plus puissants du marché, détient 75 % à 80 % du marché des puces d’accélération pour l’IA.
La puce H100, symbole de la puissance de Nvidia
La puce H100, composée de 80 milliards de transistors, permet aux modèles d’IA d’être entraînés neuf fois plus rapidement que la moyenne. Elle est devenue un symbole de la puissance de Nvidia, qui dispose d’une bonne longueur d’avance sur ses concurrents.