Le rapport de la Commission de l’intelligence artificielle, présenté le 13 mars dernier au président de la République, a reçu des critiques de la part de l’association #Jesuislà. Bien que le document propose 25 recommandations, dont sept prioritaires, #Jesuislà estime qu’il ne traite pas suffisamment des risques éthiques et sociétaux associés à ces technologies.
Le rapport met l’accent sur des investissements massifs dans les entreprises numériques et l’écosystème français de l’IA, ainsi que sur la transformation de l’approche des données personnelles. Toutefois, #Jesuislà souligne l’absence de mention des risques de discriminations dans le déploiement de l’IA dans les services publics, l’éducation et la santé.
Des préoccupations concernant l’indépendance de la commission
L’association s’interroge également sur l’indépendance de la commission, compte tenu du grand nombre de membres ayant des liens avec de grands acteurs de l’IA. Elle appelle à renforcer les garanties de sécurité pour les citoyens, en particulier pour les femmes et les filles, face aux deepfakes non consentis à caractère pornographique.
L’UNESCO et #Jesuislà partagent des préoccupations similaires
#Jesuislà rejoint les recommandations de l’UNESCO concernant les violences de genre facilitées par la technologie à l’ère de l’IA générative. L’association, créée en 2020, s’engage à faire d’Internet un endroit meilleur.