Au cours du XXe siècle, science et foi étaient considérées comme antagonistes. Aujourd’hui, le Père Thierry Magnin, recteur délégué aux humanités de l’Université catholique de Lille, estime qu’elles peuvent dialoguer pour appréhender la complexité de la vie. Les réflexions théologiques et philosophiques sont confortées par les découvertes scientifiques et vice-versa.
Le prêtre a développé sa réflexion dans un livre intitulé « Foi et neurosciences, dialogue sur l’homme vivant » (2022). Il y explore le dialogue entre science et foi, en s’appuyant sur les découvertes des neurosciences et la tradition chrétienne.
L’évolution : hasard ou nécessité ?
En 1970, Jacques Monod, biologiste et prix Nobel de médecine, publiait « Le hasard et la nécessité », où il expliquait que le hasard était le moteur de l’évolution. Cette vision a longtemps dominé, mais les progrès techniques ont dégagé une idéologie moins nette.
Aujourd’hui, on reconnaît l’incomplétude du scientifique, une condition de son exercice, et non une défaite. Le cerveau humain, qui compte environ 100 milliards de neurones interconnectées, se développe tout au long de l’existence et est capable de se réparer.
Un dialogue fructueux entre science et foi
Thierry Magnin, docteur en sciences physiques et docteur en théologie, a un parcours original. Il a été enseignant-chercheur en physique, ordonné prêtre en 1985, vicaire général du diocèse de Saint-Étienne, vice-recteur de l’Institut catholique de Toulouse, recteur de l’Université catholique de Lyon, Secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France, et est actuellement Président Recteur délégué aux Humanités de l’Université Catholique de Lille.
Son dernier livre, « Foi et neurosciences, dialogue sur l’homme vivant » (2022), témoigne de son intérêt pour le dialogue entre science et foi. Il y explore la complexité du sujet humain à la lumière des neurosciences et de la tradition chrétienne.
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